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Couper du bois n’est pas un péché mortel
La mission de Laurentides économique est de favoriser l’essor et le développement de la région. Au chapitre du bois, la stratégie adoptée est de communiquer sur le bois afin d’en changer les perceptions et de le promouvoir. Pour y arriver, il faut selon la commissaire à la construction en bois, « faire comprendre à la population et aux décideurs que couper du bois n’est pas une faute grave, mais bien une solution qui comporte de nombreux avantages ». Comme le gouvernement du Québec n’est pas du tout insensible à la crise de 2005, il a instauré, en 2008, des stratégies en partenariat avec l’industrie forestière qui est toujours en crise. Et si faire la promotion du bois dans la construction non résidentielle était un chemin écologique, économique et esthétique pour sauver l’industrie du bois au Québec ?
Les faits
Quelque 95 % des maisons résidentielles sont construites en ossature de bois, incluant la finition de moulures et de portes et fenêtres en bois. Dans la catégorie non résidentielle (commerces, industries, institutions, bibliothèques, salles de spectacles, garages, pharmacies, etc.), c’est plutôt l’acier et le béton qui priment (à 85 %). Afin de contrer cette tendance, Madame Lachance intervient auprès de cette cible en promouvant l’utilisation du bois. Parmi les stratégies développées, plusieurs événements d’importance sont organisés et s’adressent directement aux décideurs : les architectes, les ingénieurs, les quincailliers, les directeurs, les maires, les préfets, et autres, c’est-à-dire tous ceux qui sont de près ou de loin liés à la construction publique, commerciale ou industrielle. Et les arguments en faveur du bois sont des plus étudiés, convaincants et variés !

L’aspect écologique, et autres avantages
Aujourd’hui, l’aménagement durable des forêts inclut que les arbres coupés sont des arbres qui ont atteint leur pleine maturité. Les arbres à couper sont ciblés au sein de la forêt, et souvent leur coupe permettra aux jeunes pousses de grandir en laissant mieux pénétrer le soleil et en faisant moins de concurrence au niveau du sol. De plus, si l’on compare les quantités de CO2 émis liées à la fabrication d’acier et de béton, on s’aperçoit qu’elles sont de 12 à 17 fois supérieures aux quantités produites pour le bois. Aussi, et bien que le raisonnement ne soit pas évident à première vue, le bois, de par sa très faible conductivité thermique, est un matériau qui résiste bien au feu. Les faces d’une pièce de bois en contact avec le feu se consument et carbonisent, mais l’intérieur ne s’en trouve que très peu modifié. Une structure en bois résistera, de ce fait, beaucoup plus à l’effondrement lié au feu contrairement à l’acier ou au béton. Finalement, les constructeurs qui prioriseront des ossatures en bois découvriront un bilan des coûts beaucoup moins onéreux qu’avec le béton et l’acier !
Pour plus d’informations, contacter Madame Denise Lachance au 450 476-1311

