Trafic Innovation Inc. - La route à suivre
La sécurité et la signalisation routière, Robert Laforce en connaît un rayon. Son entreprise, fondée en 1998, a mis au monde il y a 10 ans la célèbre balise orange à bandes réfléchissantes qui fait partie du paysage de tous les chantiers routiers de la province. Aujourd’hui, son nouveau concept de ville intelligente gagne de plus en plus de terrain. Entrevue avec un entrepreneur résolument tourné vers l’avenir.
Mettre sur pied votre entreprise, c'est arrivé comment?
J’ai d’abord été agent et directeur des ventes pour différentes entreprises manufacturières pendant plusieurs années. Mais comme mon père a toujours été en affaires, j’imagine que j’avais aussi cette fibre d’entrepreneur et que ce n’était qu’une question de temps avant que je ne me lance à mon tour. Je n’ai donc pas hésité à saisir l’occasion lorsqu’elle s’est présentée.
Qu'est-ce qui vous anime?
Concevoir et développer de nouveaux produits, c’est ma passion et ma force. Lorsque je croise un chantier routier ou que je passe dans une ville et que j’y vois un de mes produits, je me dis que j’ai apporté quelque chose à la société dans ce domaine-là. C’est à la fois valorisant et stimulant. Mais les affaires, ce n’est pas tout. Il est primordial d’avoir d’autres intérêts, d’autres passions, de faire du sport, en clair, il faut prendre du recul et trouver un équilibre.
Quel est le principal défi d'une PME selon vous?
S’adapter au marché et innover pour se démarquer. Pour y arriver, il faut faire appel aux ressources disponibles, comme le Centre local de développement ou le Centre d’aide aux entreprises. Il y a quelques années, Trafic devait négocier un virage pour continuer à progresser. Nous avons donc complètement réinventé notre gamme de produits, beaucoup investi dans la recherche et le développement et commencer une restructuration de la gestion à l’interne. Tous ça nous a demandé quatre ans de travail mais c’était nécessaire.
Et celui d'un dirigeant?
Savoir reconnaître ses points forts et ses faiblesses. C’est impossible d’être bon partout. Mon problème à moi, c’était que je gérais en bon père de famille, ce qui n’est pas toujours une bonne affaire lorsque l’entreprise prend de l’expansion. Il a fallu que je m’entoure de personnes-clés et que j’apprenne à déléguer et à leur faire confiance.
Votre plus grande fierté?
En 10 ans, nous sommes passés de la fabrication de produits statiques simples, comme les balises routières, à la conception d’équipement complexe à la fine pointe de la technologie en Amérique du Nord. Notre concept de «Ville intelligente», avec analyseurs de trafic, afficheurs de vitesse et ralentisseurs, nous l’avons pensé et conçu à partir de zéro; ça n’existait pas ailleurs.
Des projets?
L’entreprise a maintenant des bases solides, tant au niveau de sa gestion que de ses produits. Nous visons maintenant l’exportation pour 2011, particulièrement en Ontario et en Nouvelle-Angleterre.
